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Et si on légalisait toutes les drogues?

Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2016/04/22/001-legaliser-drogues-donna-may-experts-politiciens.shtml

Une mère de famille qui a perdu sa fille en a fait son combat, et de plus en plus d’experts et de politiciens y pensent sérieusement. 

L’Ontarienne Donna May était à New York ces derniers jours pour manifester contre la guerre aux drogues. Elle portait sur elle la photo de sa fille, Jac, morte à 35 ans d’une surdose d’opiacés, ces substances à base d’opium comme l’héroïne et le fentanyl.

La manifestation s’est déroulée en marge de l’assemblée spéciale de l’ONU sur la politique des drogues. C’est d’ailleurs à cette réunion que le Canada a confirmé son intention de légaliser le cannabis l’an prochain.

C’est aussi à la rencontre onusienne qu’on a constaté que le pari pris il y a 20 ans d’éradiquer toutes les drogues était perdu. Des pays comme le Mexique disent que la guerre à la drogue fait plus de mal que de bien, et qu’il faut changer les choses. D’autres pays, comme le Pakistan, veulent maintenir la ligne dure, basée sur la criminalisation et la prohibition.

Écoutez le reportage de Michel Labrecque diffusé le 24 avril à l’émission Désautels le dimanche sur ICI Radio-Canada Première.

La lutte de Donna May

Parmi les manifestants figurent surtout des mères d’Amérique latine, d’Europe et du Canada. Donna May raconte que sa fille toxicomane vivait avec elle.

« Je l’ai trouvée inconsciente. Je l’ai emmenée à l’urgence, mais les médecins n’ont jamais compris ce qui lui arrivait. Ils ne lui ont pas administré la naloxone. »

Depuis cette histoire, Donna May s’est mise à militer en faveur d’une réforme plus humaine des politiques face aux drogues.

Si elle avait eu accès à un site d’injection supervisée, elle aurait peut-être évité de se rendre jusqu’à la surdose. Elle n’aurait pas contracté d’infections majeures à cause de seringues infectées. Elle n’aurait pas contracté la bactérie mangeuse de chair.

-Donna May
Il y a un seul centre d’injection supervisée au Canada : Insite, à Vancouver. Le gouvernement conservateur voulait le fermer, mais la Cour suprême a tranché en faveur de son maintien.

La nouvelle ministre de la Santé, Jane Philpott, a annoncé que les choses allaient changer. Lors de son discours devant l’assemblée spéciale de l’ONU, elle a dit que sa rencontre avec Donna May avait été déterminante dans cette décision. Il y aura bientôt des centres d’injection supervisée à Montréal, à Toronto et à Ottawa, entre autres.

Elle a aussi promis de rendre plus accessible la naloxone, ce fameux médicament qui fait des miracles en cas de surdose.

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