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Communiqué: Méta d’Âme/RAPDOQ : une association d’usagers d’opioïdes réagit.

Vendredi le 4 décembre dernier, l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) a rendu public son rapport sur la pertinence de l’implantation de services d’injection supervisés (SIS).

Tout comme l’avis de l’Organisation mondiale de la santé, l’INSPQ suggère la mise en place de SIS au Québec.

En tant qu’association d’usagers, Méta d’Âme/RAPDOQ (Réseau d’Aide pour les Personnes Dépendantes aux Opioïdes du Québec)  appuie l’avis de l’INSPQ.

Ce rapport ne fait que confirmer la position que défend Méta d’Âme/RAPDOQ depuis plusieurs années,  en participant activement, entre autres, aux travaux des Nations Unies en matière de toxicomanie.

 Comme le rapport l’indique, l’implantation de SIS n’a pas d’effets négatifs sur les personnes et  sur l’environnement dans lequel elles évoluent. En effet, dans plusieurs villes ou de tels services ont été implantés, les usagers se sont approprié ces services et les résidents de ces secteurs ont apprécié ne plus être confrontés à des personnes s’injectant dans leur milieux de vie.

 Après les résultats positifs du projet NAOMI, les publications du New England journal of medicine, les bilans positifs dans d’autres pays, la diminution des coûts reliés en santé, de l’achalandage aux urgences, des seringues à la traîne dans les endroits publics, la possibilité de sauver des vies et maintenant l’avis de l’INSPQ, l’implantation de SIS est non seulement une nécessité mais également une urgence.

En effet, les analyses réalisées à Vancouver et Sydney démontrent les gains financiers de ces services, qui réduisent les pressions aux départements d’urgence des hôpitaux qui doivent constamment composer avec les surdoses et les infections liées à l’usage de drogues.

Compte tenu de la prévalence du VIH/sida et de l’hépatite C (VHC) chez les personnes qui utilisent des drogues par injection, ne rien faire ne fait qu’augmenter les risques et méfaits pour toutes ces personnes. 

 En tant que ministère de la santé, les élus se doivent d’être responsable et de mettre une fois pour toutes leurs opinions personnelles de coté.

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