Une douanière exposée à du fentanyl

Source : Une douanière exposée à du fentanyl | tristan péloquin | National

Une agente des services frontaliers affectée à la surveillance du courrier au centre de tri postal Léo-Blanchette, près de l’aéroport Trudeau, a été hospitalisée mercredi soir après avoir été exposée à du fentanyl.

« L’agente de douanes était en train d’examiner le colis dans une salle isolée du centre de tri lorsque l’incident est survenu. Ce sont des opérations qui se déroulent dans une zone sécurisée où les employés réguliers des postes n’ont pas accès », explique le porte-parole du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Yannick Scott.

L’état de santé de l’employée demeurait inconnu vendredi soir. « Les agents des services frontaliers savent que le fentanyl peut être absorbé par inhalation, par ingestion ou par la peau. Ils sont formés pour traiter avec précaution les envois qui contiennent des matières inconnues afin d’assurer leur propre sécurité », a indiqué la porte-parole de l’Agence des services frontaliers, Judith Gadbois-St-Cyr.

Près de 100 fois plus puissant que la morphine, le fentanyl est responsable d’une crise de santé publique majeure dans l’ouest du pays, où des centaines de personnes ont fait des surdoses après l’avoir consommé. Il est généralement vendu par l’industrie pharmaceutique sous forme de timbre. Mais sa forme poudreuse, produite dans des laboratoires clandestins, est extrêmement volatile et toxique, à un point tel que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) fait couper la ventilation complète des immeubles lors qu’elle intervient à un endroit où sa présence est soupçonnée.

Les inspecteurs de l’Agence des services frontaliers sont normalement protégés par une combinaison étanche et des masques de sécurité lorsqu’ils manipulent des colis dont le contenu est inconnu. Des détecteurs à rayons X peuvent être utilisés dans certains cas.

« Nous avons des réserves de Naloxone [un antidote au fentanyl] disponibles au cas où le traitement d’urgence d’un employé était requis à la suite d’un contact avec du fentanyl ou du carfentanil », a ajouté Mme Gadbois-St-Cyr.

L’Agence des services frontaliers a démarré une enquête à la suite de l’incident « pour mieux comprendre ce qui s’est passé et prendre les mesures de suivi qui s’imposent. »

Colis à destination des États-Unis

Le centre Léo-Blanchette est l’un des trois points d’entrée et de sortie des colis au Canada. Selon nos informations, le colis provenait du Québec ou de l’est de l’Ontario et était destiné à une adresse aux États-Unis. « On entend surtout parler du fentanyl qui entre au Canada par Vancouver. Là, il s’agit d’un colis qui partait. C’est une nouvelle dynamique », a indiqué M. Scott.

Cette information n’a pas été confirmée par l’Agence des services frontaliers.

Depuis 2016, ses douaniers ont saisi 15 colis postaux contenant du fentanyl. La GRC a récemment démantelé plusieurs laboratoires clandestins de fentanyl dans la couronne montréalaise en février dernier.

Rappel de la crise de l’anthrax

L’incident a provoqué une certaine stupeur parmi les employés des postes qui traitent le courrier au centre de tri. « On a été habitués à ce genre de mesures d’urgence à une certaine époque, quand il y a eu une vague de colis contenant de l’anthrax. Mais il faut avouer que ça nous a pris un peu par surprise », a indiqué M. Scott.

En 2016, les agents des services frontaliers du centre Léo-Blanchette avaient intercepté un colis contenant 500 grammes d’héroine dissimulée dans des statuettes en bois provenant du Kenya. En 2015, plus de 2100 saisies de drogue y ont été effectuées parmi les quelque 12 millions de colis provenant de l’étranger.

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Un commentaire

  1. Ouais et bien ça fait peur quand même toute cette saga à propos du  » Fentanyl  » Effectivement que c’est un médicament ( je parle ici dans les hôpitaux ) qui est vraiment très très puissant que l’on se sert pour intuber les patients et les garder endormis lorsqu’ils sont intubés et donc, sous respirateur ! Nous ne donnons que de très très petites doses et le patient dort profondément sans avoir aucune conscience de son environnement ! Et, sur le marché noir, il en est tout autrement vu que la dose ne peut être calculée et/ou vérifiée; c’est donc là l’énorme danger de ce médicament sur ce marché !

    Pour un toxicomane qui est en manque et donc malade, il se fou bien de connaître la dose exacte, tout ce qu’il veut c’est sa dose mais, malheureusement, ce sera peut-être sa dernière !!! Il faut donc sensibiliser les gens encore davantage afin d’éviter les surdoses qui sont plus souvent qu’autrement…..mortelles !!!

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