L’hépatite C est en passe d’être vaincue !

Source : http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/l-hepatite-c-est-en-passe-d-etre-vaincue-14-01-2013-1614498_57.php

En 25 ans, grâce aux nouveaux médicaments, la guérison de l’hépatite C est passée de 0 % à bientôt près de 100 %.

C’est en annonçant une victoire possible dans la guerre contre le virus de l’hépatite C que les organisateurs du 6e Congrès sur l’hépatite – qui rassemble aujourd’hui et demain à Paris un millier de spécialistes internationaux – lancent leur « Mobilisation pour la dernière ligne droite ». Peu de domaines en médecine peuvent se prévaloir d’un tel constat, expliquent les experts* dans une tribune publiée la veille de cette manifestation. Et dans ce contexte inédit, « il n’est pas raisonnable d’être porteur ignorant d’un virus qui peut être éradiqué ». C’est pourquoi ils vont insister sur l’urgence d’améliorer le dépistage, l’accès aux traitements et la qualité de la prise en charge en France.

Actuellement, 70 % des personnes atteintes d’hépatite C peuvent être guéries grâce aux nouveaux traitements. Mais les délais de prise en charge sont longs, ce qui constitue une perte de chance majeure pour beaucoup de malades. Contrairement aux idées reçues, même si la plupart des nouvelles contaminations sont liées à la pratique des injections chez les usagers de drogue, la grande majorité des patients ne sont pas des toxicomanes. Souvent, la cause de la contamination n’est pas retrouvée et n’importe qui peut être atteint de cette maladie sans le savoir.

Silencieuse et mortelle

Car, si on ne la cherche pas, on ne trouve pas l’hépatite C qui est une affection longtemps silencieuse et potentiellement mortelle. C’est pourquoi elle est, la plupart du temps, diagnostiquée par hasard (une simple prise de sang suffit). Selon les estimations, il y aurait, dans notre pays, environ 90 000 patients qui ne se savent pas porteurs de ce virus et à peu près autant de malades diagnostiqués, mais pas encore guéris. Les experts français rappellent que l’hépatite C est la première cause de greffe du foie et qu’elle tue plus que les accidents de la route (environ 3 500 décès par an).

Les spécialistes dénoncent le manque des moyens disponibles pour dépister et prendre en charge l’hépatite C en France. L’arrivée des traitements récents nécessite une prise en charge pluridisciplinaire en milieu hospitalier comportant, outre les spécialistes, des infirmières formées, des psychologues et un laboratoire qualifié pour apprécier la charge virale. « Le suivi est complexe, aussi bien pour évaluer l’impact de l’infection virale, son évolution sous traitement, que pour gérer les effets secondaires de celui-ci, souvent importants », expliquent-ils. Et avec les nouvelles thérapies, ce suivi implique des consultations plus rapprochées.

Certes, la généralisation de la prise en charge des malades et la prescription des traitements les plus récents auront un ratio coût/efficacité négatif à brève échéance, reconnaissent les spécialistes. Mais ils précisent que le coût du « traitement d’une cirrhose, d’un cancer du foie ou d’une transplantation hépatique [est] sans commune mesure avec celui d’un traitement destiné à les éviter », et ce, d’autant qu’il est de plus en plus court.

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Un commentaire

  1. Excellente nouvelle !!!!

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