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Comment le LSD agirait-il comme traitement de l’alcoolisme?

Source : http://www.psychomedia.qc.ca/alcoolisme/2012-03-22/traitement-lsd

La drogue hallucinogène LSD (acide lysergique diéthylamide) pourrait aider au traitement de l’alcoolisme, selon une analyse d’études publiées dans les années 1960 et 1970, publiée dans leJournal of Psychopharmacology.

Le chercheur en neuroscience Teri Krebs et le psychologue Pål-Ørjan Johansen de la Norwegian University of Science and Technology ont réalisé une méta-analyse de six études, impliquant un total de 536 participants qui participaient à un programme de traitement de l’alcoolisme, qui comparaient une seule dose de LSD à un placebo.

59% de ceux qui ont reçu le LSD rapportaient des niveaux plus bas d’abus d’alcool comparativement à 38% de ceux qui ont reçu le placebo. Le bénéfice durait en général de 3 à 6 mois. Il était disparu après 12 mois.

 Trois études rapportaient un effet sur les taux d’abstinence, lequel était disparu après 6 mois.

L’efficacité était comparable à celle des médicament indiqués pour le traitement de l’alcoolisme : la naltrexone (ReVia, Depade, Nalorex ou Vivitrol), l’acamprosate (Aotal, Campral), ou le disulfiram (Esperal, Antabuse).

Le mécanisme de cet effet n’est pas clair. Le LSD et d’autres drogues apparentées partagent des similarités structurelles avec le neurotransmetteur sérotonine qui affecte plusieurs aspects de l’humeur, de la mémoire et du plaisir.

Des experts non impliqués dans cette étude, cités par la revue Nature, formulent différentes hypothèses.

Selon Robin Carhart-Harris, psychopharmacologiste à l’Imperial College London qui fait des recherches sur la psilocybine pour traiter la dépression, ces drogues pourraient agir à la fois aux niveaux biologique et psychologique. Il croit que ces drogues, en créant un certain chaos pour un moment, pourraient affaiblir des connections cérébrales sous-jacentes à l’addiction.

Roland Griffiths, biologiste comportemental à l’Université Johns Hopkins, qui étudie l’influence de la psilocybine (champignon hallucinogène) sur l’arrêt du tabac, estime que cet effet pourrait être attribuable aux expériences distinctes de perspicacité induites par la drogue, lesquelles produiraient des changements positifs durables d’attitudes, d’humeur et de comportement.

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