Le maire Tremblay demande plus de ressources

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, demande au gouvernement du Québec d’affecter plus de ressources aux soins et services offerts aux itinérants du centre-ville de Montréal.

Cette requête a été faite par écrit au premier ministre Charest par le maire Tremblay lui-même à la mi-juin, dans la foulée de l’intervention policière qui a fait deux morts, dont un itinérant en crise.

La responsable du Développement social à la Ville de Montréal, Jocelyn Ann Campbell, a de son côté écrit au ministre de la Santé Yves Bolduc pour lui faire la même requête.

Le 7 juin dernier, des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont ouvert le feu sur un itinérant en crise au centre-ville, tuant l’homme de 40 ans et un passant qui se rendait à son travail.

Des besoins urgents

L’évènement a brutalement mis en lumière le manque de ressources de santé pour les itinérants du centre-ville, dit la responsable du développement social à la Ville de Montréal, Jocelyn-Ann Campbell.

« C’est à la suite de  »l’incident » du 7 juin que le maire de Montréal a écrit au premier ministre Jean Charest une lettre qui sensibilise le premier ministre aux besoins sociaux de clientèles à risque à Montréal, d’itinérants qui connaissent des problèmes de santé mentale et l’impact que ça peut avoir sur un centre-ville », explique Mme Campbel.

De son côté, Jocelyn Ann Campbell a demandé au ministre de la Santé Yves Bolduc de tripler le personnel de l’équipe mobile d’intervention en itinérance, l’équipe EMRII, composée de deux policiers et de deux intervenants du réseau de la santé. Mais elle réclame aussi d’autres services.

« Il y a un besoin réel pour des lits d’urgence réservés à des personnes itinérantes en crise. Ça, c’est clair. Les gens dans les refuges ne savent pas où les envoyer », ajoute Jocelyn-Ann Campbell.

Réponse du gouvernement du Québec à la lettre de la mairie de Montréal

Une question de qualité de vie

Il est tout de même rare que le maire de Montréal doive s’adresser au premier ministre pour demander davantage de ressources en santé mentale.

Sans aller jusqu’à dire que ces demandes sont devenues une question de sécurité à Montréal, la responsable du développement social admet à tout le moins qu’il s’agit d’une « question de qualité de vie ».

Des réunions de haut niveau doivent avoir lieu sous peu pour répondre aux demandes de la Ville de Montréal.

Source du texte : un reportage de Caroline Jarry, Radio-Canada

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