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Rapport de la mission d’information parlementaire (France)

Cet article nous est fourni par Pierre Chappard, Coordinateur du Réseau Français de Réduction des Risques.

Mercredi dernier, le rapport de la mission d’information parlementaire sur les toxicomanies était dévoilé, lors de la dernière séance de la mission.

Les réactions à ce rapport sont nombreuses.
Au niveau Politique :
– Dès mardi Jean-Marie Leguen, député PS, membre de cette mission, souligne que « ces conclusions sont en décalage complet avec la première partie du rapport sur les drogues qui souligne que la situation en France se dégrade et s’aggrave »
– Mercredi, lors du compte rendu à l’Assemblée Nationale, Michel Heinrich (député-maire d’Epinal), évoque son « grand étonnement » que les salles de consommation soient comparées dans le rapport à « des zones de non-droit » et à « une politique de capitulation », et regrette « que le rapport ne soit pas plus prolixe sur la réduction des risques, notamment en milieu festif ou à la campagne, où des problèmes relativement nouveaux se posent de manière importante ».
– Jeudi, Catherine Lemorton, membre de cette mission et présidente du groupe d’étude sur les toxicomanies à l’Assemblée Nationale, s’élève contre « ce rapport du statu quo », « dont les conclusions semblaient écrites par avance. »
– Lundi 4 juillet, les députés et sénateurs PS de cette mission apportent leur contribution à ce rapport, en affirmant que « la réduction des risques doit être un des objectifs prioritaires (de la politique des drogues) et non l’éradication utopique de la consommation de drogues », et en appuyant sur la » nécessité de mettre en place des expérimentations de salles de consommation à moindre risques ».

Au niveau associatif, jeudi, le Réseau Français de Réduction des risques dénonce ce rapport « incohérent, approximatif et de mauvaise foi ». La Fédération Addiction fait de même en titrant son communiqué « Faire et défaire pour ne rien changer ». Enfin un collectif d’association travaillant dans le soin des usagers de drogues (Aruda, Angrehc, Nova Dona, Pharmaddict) notent à propos des traitements de substitution que « les parlementaires semblent occulter totalement les bénéfices de ces mêmes traitements » (dépêche ci-jointe) ainsi que « les données scientifiques publiées régulièrement dans les revues les plus prestigieuses » (communiqué ci-joint).

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